Vivendi (VIV) sous pression après un revers judiciaire européen et des nouvelles d'UMG
Un revers judiciaire au sein de l'Union européenne, combiné à des développements concernant Universal Music Group (UMG), pèse sur Vivendi, dont le titre recule de 5,1 % ce jeudi 4 juin 2026 pour s'établir à €2,19. Le titre français s'échangeait à €2,31 à la clôture de la séance précédente.
La Cour générale de l'UE a rejeté l'appel de Vivendi contre le pouvoir des régulateurs antitrust de demander des informations relatives à son acquisition de Lagardère en 2023. Cette décision pourrait entraîner une amende allant jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel mondial de Vivendi en cas d'infraction aux règles de fusion. Parallèlement, Pershing Square, le fonds de Bill Ackman, prévoit de céder sa participation dans UMG après le rejet par le conseil d'administration d'UMG de sa proposition de rachat, qui valorisait UMG à environ €55,75 milliards.
Ce repli de 5,1 % prolonge une tendance baissière amorcée la veille, le titre ayant déjà cédé 2,1 % mercredi 3 juin. Il intervient après une semaine marquée par des fluctuations, Vivendi ayant notamment progressé de 5,3 % le 29 mai dernier, porté alors par le rejet de l'offre de Bill Ackman sur Universal Music Group.
Quand la régulation européenne pèse sur les géants des médias
Vivendi est un acteur majeur de l'industrie des médias et du divertissement, dont l'activité s'articule autour de la création et de la distribution de contenus. Le groupe français possède des actifs diversifiés, allant de la musique avec Universal Music Group à l'édition avec Lagardère, en passant par la télévision et la publicité. Ses revenus proviennent principalement des ventes de musique, de livres, des abonnements à ses services et des recettes publicitaires, s'adressant à un large public de consommateurs à travers le monde.
Le principal moteur de la baisse de Vivendi ce jeudi 4 juin 2026 réside dans une décision judiciaire européenne défavorable. La Cour générale de l'Union européenne a rejeté l'appel du groupe concernant le droit des régulateurs antitrust de demander des informations sur son acquisition de Lagardère en 2023. Cette décision est significative car elle ouvre la voie à une éventuelle amende pouvant atteindre 10 % du chiffre d'affaires annuel mondial de Vivendi si une infraction aux règles de fusion était constatée, tandis que des développements autour de la participation de Pershing Square dans UMG ajoutent une couche d'incertitude.
Cette nouvelle a immédiatement été sanctionnée par le marché. Le titre Vivendi recule de 5,1 % ce jour, s'échangeant actuellement à €2,19, après avoir clôturé la séance précédente à €2,31.
Imaginez que vous êtes en train de construire un gratte-ciel et qu'une autorité de régulation vous informe soudainement qu'elle a le droit de fouiller dans tous vos plans de construction, et que si elle trouve la moindre anomalie dans la manière dont vous avez acquis le terrain, vous pourriez devoir payer une pénalité colossale. C'est un peu la situation dans laquelle se trouve Vivendi : une incertitude réglementaire majeure plane désormais sur une de ses acquisitions stratégiques.

Vivendi
Vivendi SE (VIV) est un acteur majeur des secteurs du divertissement, des médias et de la communication, opérant en France, en Europe, dans les Amériques, en Asie/Océanie et en Afrique. Le groupe structure ses activités autour de plusieurs pôles, incluant Canal+ Group pour l'édition et la distribution de chaînes de télévision payantes et gratuites, ainsi que la production cinématographique et télévisuelle. Havas Group se concentre sur la communication, l'expertise média et la santé. Editis est dédié à l'édition littéraire, éducative et de référence, tandis que Prisma Media publie des contenus vidéo en ligne. Gameloft est spécialisé dans la création et la publication de jeux vidéo téléchargeables pour diverses plateformes. Vivendi Village propose des services de billetterie et de spectacles vivants. Enfin, le segment New Initiative gère Dailymotion, une plateforme d'agrégation et de distribution de contenu vidéo, et développe des services internet à très haut débit. Fondée en 1853, la société a son siège social à Paris, en France.